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mise à jour le : 4 septembre 2017

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50 éditoriaux à relire pour l'Antigone des associations - dimanche 10 septembre 17

Dimanche 10 septembre, c'est l'Antigone des Associations.

Moment incontournable de la vie associative montpéliérainne auquel Montpellier 2020 participera comme chaque année avec un stand situé en face de l'hotel de la Métropole.

Nous vous y attendons pour débattre... et le texte des 50 éditoriaux (52 1 50 e ditoriaux pdf52-1-50-e-ditoriaux-pdf.pdf)  que nous avons publiée au fil des mois et des années nous donne matière à discussion, voire à controverse...

D'ici là vous pouvez mire également la lettre de Sursaut n°52 datée du mois de septembre (52 la lettre septembre 2017 pdf52-la-lettre-septembre-2017-pdf.pdf)

On vous attend Dimanche

Sursaut... 4 ans après : synthèse du dossier

 

SURSAUT 4

4 ans après…

Synthèse du dossier... suite de la conférence de presse

 

Nous sommes à mi-parcours de la mandature municipale.

L’association Montpellier 2020 avait produit en 2012 un document « Sursaut » à destination des divers candidats à la Mairie de Montpellier et, par suite, à l’Agglomération devenue Métropole.

Il contenait 8 grands thèmes et 30 propositions. Cette publication a été suivie de 3 autres

A l’occasion de la mi-mandat, nous nous sommes à nouveau penchés sur ces thèmes et propositions en nous posant quelques interrogations simples :

- Etaient-ils pertinents ?

- Ont-ils été mis en œuvre par le pouvoir local ?

- Doivent-ils être amendés, renouvelés, complétés ?

Ce travail de réflexion, conduit collectivement depuis plusieurs mois, permet aujourd’hui de dire que, dans leur ensemble, nos propositions ont montré leur pertinence, ont été écoutées et suivies pour beaucoup : maîtrise des dépenses, nouveaux modes de consultation des citoyens, entre autres.

Quelques points restent, cependant, à nos yeux en suspens et mériteraient une meilleure visibilité comme le rôle effectif dévolu aux nouvelles instances mises en place (non prévues par la loi), ou encore une meilleure définition de la ligne politique culturelle et/ou sportive de la Métropole, ou enfin les actions prévues pour réduire le coût du logement.

Dans l’ensemble, il nous semblerait opportun que soit désormais proposée et affirmée une politique globale de moyen terme à laquelle une majorité de citoyens peut adhérer, voire s’identifier.

La maîtrise des budgets est certes importante, de même que les contraintes liées aux dépendances des décisions des autres instances régionales et nationales, mais elle ne doit pas pour autant empêcher la définition d’une ambition générale pour notre Métropole, notamment en matière économique et du développement de l’emploi.

La French Tech, la défense de Montpellier lors de l’extension de notre Région, l’IDEX, l’affirmation de la nécessité de la ligne LGV et de la nouvelle gare, la décision du lancement de ligne 5 ou la défense de notre pôle médical sont autant d’exemples de volontés politiques clairement affirmées et qu’il faut continuer à soutenir.

Le devenir de l’orchestre de Montpellier, la nécessité d’une entente de nos universités autour d’un regroupement commun ou le devenir de notre urbanisme représentent d’autres enjeux urgents si nous voulons que Montpellier garde sa place d’excellence parmi les autres grandes métropoles de notre pays comme Bordeaux, Nantes ou Toulouse.

Après plus de trois années, l’exécutif local fait avancer de façon intéressante plusieurs dossiers : santé et numérique, regard nouveau sur le développement du centre ville, politique équilibrée entre urbanisation et espaces agricoles, mais ces dossiers pour importants sont-ils suffisamment porteurs d’une ambition qui permettra à la Métropole montpelliéraine de poursuivre sur sa lancée ?

Mais il nous semble que nous avons besoin aujourd’hui de l’expression d’une plus forte ambition commune, fédératrice. Nous ne sous-estimons pas les contraintes, notamment budgétaires, qui s’exercent sur l’exécutif, cela rend d’autant plus indispensable de faire des choix.

L’avenir de la Métropole, sa capacité à faire vivre en harmonie ses différentes composantes, doit  s’exprimer dans un projet commun dans lequel les multiples initiatives déjà prises prendront un nouveau sens, c’est sans doute ce que notre travail fait ressortir de plus important.

Notre Métropole est certes en développement constant, elle est placée dans les 10 premières zones urbaines de France, mais est désormais la seconde de la Région Occitanie et reste une collectivité d’importance moyenne au niveau national et européen.

 

Elle a un besoin vital de se structurer autour de quelques idées fortes pour devenir leader dans un ou deux domaines différenciant.

 

Avoir trop de priorités fait prendre le risque de n’en atteindre aucune.

Nous allons continuer ce travail de construction de propositions et de suggestions autour des 8 thèmes déjà retenus en 2012. Nous y ajouterons prochainement deux nouveaux sujets : la pauvreté et la précarité à Montpellier et le tourisme. Un nouveau document sera publié en 2017.

Et nous ferons connaître aux élus nos propositions, sans esprit partisan, animés par le souci de faire progresser notre collectivité. A charge pour eux de s’en inspirer… ou non.

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Pour rappel - Montpellier 2020 est un « Laboratoire d’idées » créé en 2011. L’association composée d’acteurs locaux publie chaque mois une lettre d’information destinée à plus de 500 abonnés. L’ensemble des textes déjà publiés est accessible sur le site « Montpellier 2020 »

La Lettre de Sursaut de mars 17 est parue... son édito

45-la-lettre-de-mars.pdf

Qu'est-ce que se revendiquer de "gauche" ?

 

A l’approche de la dernière étape de la présidentielle, il serait urgent que les divers candidats se réclamant « de gauche » puissent nous aider à répondre à cette question qui alimente les débats politiques et envahit les espaces médiatiques. Cette revendication d’appartenance qui devrait constituer la valeur commune la plus sûre pour cimenter l’union de tous ceux qui s’en revendiquent semble au contraire les diviser de façon irrémédiable. Ils se révèlent incapables de nouer l’union qu’avaient réussie à réaliser en 1981 les différents partis d’alors autour de la candidature de François Mitterrand. Aujourd’hui, c’est en son nom que les candidats se divisent et nous prennent à parti dans un jeu stérile de savoir qui « lave plus à gauche que la gauche » pour paraphraser Coluche. Ils nous laissent ainsi l’amère impression que la valeur suprême dont ils se font les apôtres ne vient qu’au second plan derrière la réussite de leur croisade individuelle.

C’est pourtant cette union qui avait permis à la gauche de prendre le pouvoir à une droite qui avait régné sans partage sur la cinquième République. Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer aujourd’hui, sa réalisation fut très loin d’être simple. Les circonstances historiques qui l’avaient entourée, les traditions et la force des partis en présence et le poids des personnalités de leurs leaders rendaient la chose plus qu’improbable aux yeux de tous. Il a fallu aux hommes de cette époque l’intelligence et le courage de dépasser les rancœurs accumulées dans les luttes sociales et politiques, les rivalités partisanes et militantes, et les ambitions individuelles au nom d’un bien commun républicain.

Aujourd’hui, les problèmes que rencontre la droite pour se réunir autour de leur candidat mis à mal par des comportements qui, même s’ils sont légaux, rendent sa crédibilité durablement invalidée sur le plan de l’éthique politique que l’on est en droit d’exiger d’un candidat à l’investiture suprême. La « gauche » a ainsi une opportunité inouïe : il serait gravement coupable de ne pas la saisir face à une extrême-droite qui, se nourrissant de la décomposition interne des Républicains et des jeux stériles politiciens, devient une menace réelle car crédible d’accès au pouvoir.

On assiste, malheureusement à gauche, à une perspective inverse : celle d’un fossé qui se creuse de plus en plus profond entre des personnes qui, pourtant, sont nées dans la même famille, le parti socialiste, qui leur a permis d’obtenir leurs divers mandats et (ou) postes ministériels et qui se réclament des mêmes « ancêtres », Mitterrand ou Rocard. Leur seul point commun semble résider dans une critique commune de l’action d’un quinquennat qu’ils ont contribué, eux-mêmes pour une large part, à rendre illisible et impuissante.

A ce jeu-là, nous ne saurons probablement plus demain ce que pourrait être la « gauche ». Par contre nous avons de fortes chances que la droite, la « vraie » nous renseigne clairement sur ce qu’elle est. Il sera alors trop tard pour pleurer et s’abriter derrière une responsabilité qui viendrait des autres.

 

Dernières infos : alors que nous bouclions ce numéro, de nouvelles actualités sont arrivées. D’abord des dynamiques d’alliance voient le jour comme si la prise de conscience de la nécessité de l’union préférée aux ambitions individuelles portait enfin ses fruits. Yannick Jadot s’est rallié à Benoit Hamon et un rendez-vous est fixé avec Jean Luc Mélenchon pour le début du mois de mars. François Bayrou, de son côté, a rejoint Emmanuel Macron, ainsi que François de Rugy. Le premier engagement de leur alliance porte sur les règles de moralisation de la vie publique. Réjouissons-nous que la gouvernance politique soit la priorité de leur programme politique.

Du côté de la droite, l’immoralité assumée continue sa route. François Fillon fait fi désormais de son engament à se retirer en cas de mise en examen : il récuse toute dépendance à la justice en revendiquant de ne se sentir « responsable que devant les français ». Marine le Pen, de son côté, refuse de se rendre à la convocation de la police judiciaire de Nanterre au prétexte que la campagne présidentielle ne devait pas être « perturbée par la justice » : elle n’y voyait aucun inconvénient, bien au contraire, lorsque cela concernait le candidat républicain. Comment prétendre accéder à la fonction suprême de chef d’Etat, c’est à dire de garant des institutions, lorsque l’on bafoue ainsi l’un des fondements de la République, c’est-à-dire la Justice, en lui dictant ses lois et en lui imposant ses calendriers. Elle prétexte également de son immunité parlementaire : preuve est que la candidate « antisystème » sait utiliser le système quand ça l’arrange.